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Les tribulations d'Éric Dubois- Journal.

POEME

6 Août 2013, 08:56am

Publié par ERIC DUBOIS

On regarde le jour écumer les bars et les tempêtes. On est seul devant un verre à la recherche de la fortune imprévue. On est seul et muet. Le temps est résiduel. Promesse du matin en habit de livreur. Promesse des heures chaudes dans leur oubli de nacre. Promesse des mots . On aime partir. On aime l'oubli d'être. On aime se fondre dans les couleurs. On aime l'autre pour ses promesses. On aime sa joie nue . On aime rire du rire des autres. On aime rire parce que le rire est salutaire dans la défaite. On aime aussi sourire avec le jour qui court. Le cri nous persuade du silence. Chaque aube ourdit des paroles de sable. Délivrer le poids des heures dans un bruit de soleil. Chacun porte la nostalgie du jour. Le temps ceint les silhouettes d'une ceinture de souvenirs. On boit à l'eau des regrets aux heures chaudes du ciel. Les souvenirs nous murmurent des chansons douces d'oiseaux en colère. Le jour court dans les secondes, les minutes, les heures. Ses mains hissent le drapeau des vents. Ses pas vont au-delà du possible. Chaque éclat du jour pleure les cendres du silence. La joie est féconde en larmes. La joie est le vêtement du pauvre. Le silence est complice de l'absence. La pluie des mots laboure le silence. Le jour est contrepoint de la pensée. Les pensées légères sont comme le sable. Les rires sont comme des pluies d'été. Le spectacle du monde abolit le doute. Les pensées sont comme les anses d'un sac, elles portent à conséquence.On a le goût du sable du passé. Le silence éclaire l'angoisse. Le geste sème des avaries.

 

 

 JUILLET-AOUT 2013





ERIC DUBOIS

 

 

 

P150710 15.540002

 

 

Photo  ©  Eric Dubois

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Clément G. Second 06/01/2016 16:03

Bonjour Éric et un grand merci !
Des lignes rayonnantes aux deux sens du terme.
Chaque rayon (chaque phrase) est mieux qu'une partie : un tout dans le tout qui le porte et qu'il porte. Culmination de l'unité.
Des mots qui resplendissent dans l'ordinaire trompeur d'un jour.
On voudrait que le texte n'ait pas de fin.
Or, une fois lu, il continue de rutiler en deçà du regard : désir exaucé !
Bravo XXL !

Henri Etienne Dayssol 24/07/2015 09:16

oui on aime